Deuxième image signée William Daniels, extraite de son reportage sur les illusions perdues de la Révolution des Tulipes au Kirghizistan. Il raconte au travers sa propre expérience combien il est difficile de sortir de bonnes images.

HOMME VIVANT SOUS TERRE. KIRGHIZISTAN. Pour pouvoir réaliser cette image, William Daniels a du se plier à un double exercice. Tout d'abord, aidé de son fixeur, il a du négocier longuement afin que le personnage présent sur cette image accepte d'être photographié. Ensuite, il a réussi à se faire oublier. Même si, raconte William Daniels, la vodka a sans doute aidé à ce que cette personne fasse abstraction de la présence de l'objectif. (www.williamdaniels.net)
Bonus : pas facile de photographier dans certains pays. »
« L’image est vue comme quelque chose qui critique, qui fait mal ! »



Ok, là je vais faire un commentaire qui sort du cœur, écartez-vous c’est sincère
Je suis touché par cette photo ! Le lieu, le pays (où je vais me rendre en septembre si « tout va bien »), l’ambiance et la photo elle même !!
Ça fait un bien fou de voir ce genre d’image, de la lumière, étrange, un corps encore plus étrange… la teinte, le sujet, cette part de noir si présente… etc… bon j’arrête le photographe ne va plus savoir où se mettre, je suis trop sympa, c’est rare.
William, c’est très simple, je suis jaloux (de l’opportunité que tu as créée en trouvant ce lieu), admiratif (de la photo qui en ressort, de sa force et de cette sensation bouleversante) et surtout je suis scotché à cette photo qui vient de finir en fond d’écran (et c’est un véritable honneur, sisi!).
Pour faire simple, bravo pour une photo réussie à mon sens et pas celui d’un autre… d’ailleurs je m’en fou des autres avis, cette photo elle cartonne c’est tout !!
Merci l’Oeildumachin pour cette découverte
Bravo, cette photo est tout simplement magnifique !
Je suis tout à fait d’accord avec le propos de William concernant l’instantané photographique…On prend du temps à faire des images mais la meilleure est souvent celle qui vient des tripes, celle qu’on aura ressenti sur le vif et qui, souvent, sera un peu flou, voilée ou mal exposée… heureusement on s’en fou vu qu’elle parle.
Elles servent à gagner des concours, à marquer les gens sur un sujet précis mais elles ne peuvent pas constituer tout un reportage (avis perso…).
Le problème qui arrive après c’est de diffuser ces photographies moins propres afin d’en vivre. C’est donc pas plus mal que ces photos soient rares
Je partage l’intégralité des commentaires de Sandro (j’ai bien fait de ne pas m’écarter…
). J’avais déjà été en arrêt sur cette photo en me furetant sur le site de William. Il y a tout dans cette image : de la poésie et de l’information, de la beauté et de la violence, de l’émotion et de l’étrange.
Et les propos de William sont à la hauteur de ses photos ! Bourrés de qualité.
Merci.
Simplement un petit son en extra concernant les cicatrices que l’on voit sur son bras gauche
http://twiturm.com/oxot
je viens de m’apercevoir qu’il y a des commentaires sous mes images!
Ce que j’aime dans ce métier c’est de faire passer quelques chose, vu vos commentaires ça a l’air de marcher… merci
w
C’est vrai qu’elle est magnifique, touchante cette image.
C’est qui est le plus étonnant, c’est l’humanité qui s’en dégage alors que l’on ne voit pas le visage du personnage.
Je partage tout à fait le sentiment de William sur ces images très travaillées qui nous déçoivent quand celles faites à l’instinct et dans l’urgence sont en générale les meilleures.
Le « hasard objectif »…
PS: Cette image m’a donné envie de revoir l’enfant sauvage de Truffaut.
Bravo. Vraiment chouette cette image.
Et bravo à nouveau Jean pour ce blog où il fait bon passer un moment
« Au milieu des années 50, le peintre George Braque offre à Cartier Bresson le livre d’Eugen Herrigel « le Zen dans l’Art chevaleresque du tir à l’arc ». Cet ouvrage explique que la voie de l’arc est un art guerrier lié à la spiritualité Zen. C’est aussi une discipline mentale permettant l’harmonie entre le corps et l’esprit. La maîtrise corporelle requise pour le tir entraîne la maîtrise spirituelle de l’archer. C’est la disponibilité totale en faisant le vide en soi grâce à une concentration intense. La disponibilité importante de l’esprit fait que le tir à l’arc devient presque inconscient. Ceci fut le principal intérêt pour Cartier-Bresson et son exploration du surréalisme. »
http://pagesperso-orange.fr/pat.hernandez/cartierbresson.htm