Membre du collectif Argos, Cédric Faimali réalise depuis quatre ans un reportage au long cours sur la Nouvelle-Orléans après les inondations de 2005. Cette photo appartient à une série sur les lieux de la ville encore à l’abandon.

SANS NUMÉRO, JOURDAN AV. LOWER NINTH WARD, NOUVELLE-ORLÉANS, USA. 2009. Voici le perron d'une maison détruite. Ce quartier pauvre de la ville se remet très lentement des inondations de 2005. La plupart des habitants ne sont pas revenus dans cette partie. On peut y voir une allégorie d'un monde où l'Homme aurait disparu du fait des changements climatiques.
Technique : Chambre 6X9 Graflex Century speedgraphic, année 1952 »
« Cédric Faimali : Et voilà la bête. Pour faire le cadre, il faut mettre l’oeil dans l’oeilleton rond ; le rectangle métallique fait office de cadre. Agréable à manipuler, cuir, métal, graisse à l’ancienne. Back to the roots ! »
Bonus : attention photographe à vélo ! »
« Un autre rapport à la photographie ! »


J’adore l’atmosphère qui se dégage de cette photo. C’est triste mais à la fois très beau également. Je préfère celle-ci à celle du péron tout seul qui est sur le site (dommage pour le diapo en flash qui ne marchait pas sur Chromium..
). J’aime également beaucoup celle avec l’arbre majesteux qui est devant la maison, celle-ci paraissant toute fragile. Super travail, bravo !
Cheers, Christophe.
@cmuller13
Merci du commentaire.
C’est ce que j’expliquais à Cédric lorsque je l’ai interviewé. La première réaction que j’ai eu en voyant cette photo, c’est « on dirait Auschwitz… » Les piles du pont m’avait fait penser aux miradors du camp de concentration à l’abandon. Finalement, et c’est ce qui est très intéressant (de mon point de vue de non-photographe) avec cette image, c’est l’atmosphère qu’elle renvoie, d’une monde sans vie…
Bonjour, je confirme le commentaire ci-dessous, cette photo est très « oppressante », mais plus que le pont c’est ces marches ver nul part, vers le néant qui me mettent mal à l’aise. J’imagine cette ambiance très « Stalker » qu’on pourrait retrouver en allant shooter du côté de Pripyat…
En tout cas , bravo et encore merci de nous partager tout çà.
C’est vrai que cette photo fait un peu témoignage d’une civilisation humaine disparue comme dit l’auteur. Espérons que nos successeurs (petits hommes verts?) seront aussi sensibles à ce travail photographique. Qui sait, cette photo finira peut-être encadrée dans leur vaisseau spacial:)
Cette photo m’évoque immédiatement le terrible livre de Cormac McCarthy, « La route ».
Trop de bleu, de lumière… bien-sûr. Et pas assez de gris, de froid, d’humide…
Mais une atmosphère d’abandon, de silence, de désolation, de fin du monde, renforcée par le rendu « dégradé » de la photo, et qui colle parfaitement à celle dégagée par l’ouvrage.
Quel mérite de photographier avec un tel appareil. Je suis impressionné. Bravo pour les photos, je ne suis pas fan mais je reconnais que l’ambiance est terrible !
L’écologie n’a pas grand-chose à voir, dans cette destruction. Les français quand ils occupaient la Nouvelle-Orléans, avaient justement pris sons de choisir les emplacements pour construire des habitations qui ne s’enfonceraient pas dans la boue. La population y était quand même moins nombreuse. Les responsables de cet État ont décidé de faire ce que les français avaient fait, a savoir d’abandonner d’agrandir sans précautions les lieux de constructions.
Merci Cédric de partager avec nous cette photo.
Je suis touchée parlambiance d’étrangeté qui s’en dégage, ce perron qui ne mène sur rien…
Utiliser pour faire cette image une chambre ancienne prend tout son sens ici.